Gestion de la surfréquentation touristique : stratégies pour préserver les territoires français

La France demeure la première destination touristique mondiale, mais ce succès s’accompagne d’un phénomène préoccupant : la surfréquentation touristique. Centres-villes saturés, sentiers érodés, habitants exaspérés, biodiversité fragilisée… Sans une gestion maîtrisée des flux, l’attractivité même des territoires est menacée. Pourtant, des solutions existent. En combinant planification, régulation, outils numériques et concertation locale, il est possible de concilier tourisme et qualité de vie. C’est précisément l’approche portée par des acteurs spécialisés comme Natural Solutions, qui accompagnent collectivités et gestionnaires d’espaces naturels dans la mise en place de stratégies de tourisme durable.

Dans cet article, vous découvrirez comment comprendre, mesurer et gérer la surfréquentation touristique dans les villes et les parcs naturels, quels outils numériques mobiliser, et comment construire un plan opérationnel pour votre territoire. L’objectif : passer d’une logique de subir les flux à une logique de pilotage maîtrisé.

Comprendre la surfréquentation touristique et ses enjeux pour les territoires français

La surfréquentation touristique correspond au moment où la fréquentation d’un lieu dépasse sa capacité de charge sociale, environnementale et économique. Autrement dit, lorsque le nombre de visiteurs devient supérieur à ce que le territoire peut absorber sans dégrader :

  • la qualité de vie des habitants,

  • la qualité de l’expérience des visiteurs,

  • l’intégrité du patrimoine culturel et naturel,

  • l’équilibre économique (commerces, logement, emploi).

Dans les villes françaises, cette problématique est particulièrement aiguë dans les centres historiques, quartiers touristiques et sites emblématiques : Vieux-Nice, Montmartre, centre ancien de Lyon, Vieux-Port de Marseille, centre historique de Bordeaux, etc. Ces espaces, souvent fragiles et densément bâtis, ne sont pas conçus pour absorber des flux massifs et concentrés sur quelques rues, quelques places ou monuments.

Les impacts de la surfréquentation sont multiples :

  • Nuisances : bruit, déchets, saturation des transports, incivilités.

  • Dégradation du patrimoine : usure des sols, pollution, détérioration du bâti, tags.

  • Pression sur le logement : explosion des locations de courte durée, hausse des loyers, départ des habitants.

  • Conflits d’usages : cohabitation difficile entre touristes, résidents, commerçants, usagers quotidiens.

Face à ces enjeux, le cadre réglementaire évolue : les collectivités peuvent limiter les locations de courte durée, instaurer des zones piétonnes, réglementer les visites de groupes, mettre en place des plans de circulation ou de stationnement spécifiques, voire des quotas d’accès à certains sites. Les enjeux de gouvernance sont centraux : coordination entre mairie, intercommunalité, office de tourisme, gestionnaires de sites, forces de l’ordre, associations d’habitants, acteurs économiques.

La surfréquentation touristique n’est donc pas seulement un problème de nombre de visiteurs, mais une question de gestion globale du territoire : mobilité, urbanisme, logement, environnement, économie locale et cohésion sociale. D’où la nécessité d’outils d’analyse fiables et de solutions opérationnelles, à l’image de celles développées par Natural Solutions.

Gestion de la surfréquentation touristique dans les villes françaises : leviers et bonnes pratiques

Dans les villes françaises, la gestion de la surfréquentation passe d’abord par un plan de régulation des flux pensé à l’échelle du centre-ville et des quartiers touristiques. Plusieurs leviers peuvent être combinés :

  • Piétonnisation et apaisement des circulations : création de zones piétonnes, limitation de la circulation automobile, réduction du stationnement à proximité des sites les plus fréquentés.

  • Zones à accès régulé : horaires d’accès restreints, régulation des bus touristiques, limitation des groupes dans certains secteurs.

  • Quotas ou réservations pour certains lieux (sites patrimoniaux, monuments, musées) afin d’éviter les pics de fréquentation.

Un autre axe majeur concerne l’encadrement de l’hébergement touristique :

  • régulation des locations de courte durée pour limiter la concurrence avec le logement des habitants ;

  • adaptation des règles d’urbanisme pour encadrer le développement d’hôtels et résidences de tourisme ;

  • mise en place de taxes de séjour modulables pour financer les politiques de gestion des flux.

La diversification de l’offre touristique est également essentielle pour réduire la pression sur les hyper-centres. Il s’agit de :

  • promouvoir des quartiers moins connus et des circuits hors des sentiers battus ;

  • encourager la visite hors saison et en dehors des heures de pointe ;

  • développer un tourisme culturel, de proximité et créatif (balades urbaines, événements locaux, expériences chez l’habitant).

Enfin, la réussite d’une stratégie de gestion de la surfréquentation suppose une co-construction avec les acteurs locaux :

  • associer les habitants via des ateliers, enquêtes, budgets participatifs ;

  • impliquer commerçants, hôteliers, restaurateurs et guides dans la mise en œuvre des mesures ;

  • mobiliser les associations de quartier, de patrimoine et d’environnement.

Des outils numériques de suivi et de communication, comme ceux proposés dans la gamme de produits de Natural Solutions, facilitent le pilotage en temps réel, l’orientation des flux et l’information aux visiteurs, tout en s’appuyant sur des données objectives.

Comment gérer la surfréquentation dans les parcs naturels et espaces protégés

Dans les parcs naturels, la surfréquentation touristique se manifeste par des sentiers érodés, des habitats fragiles piétinés, des dérangements pour la faune et une saturation des parkings, belvédères et plages. La première étape consiste à identifier les zones sensibles et à définir une capacité de charge pour :

  • les sentiers (nombre de passages par jour ou par saison),

  • les belvédères et points de vue,

  • les plages, criques ou lacs,

  • les sites emblématiques (cascades, gorges, sommets).

Sur cette base, les collectivités et gestionnaires d’espaces naturels peuvent élaborer un plan de gestion de la surfréquentation incluant :

  • un zonage (zones à protection forte, zones de fréquentation régulée, zones d’accueil) ;

  • des quotas ou systèmes de réservation obligatoire pour l’accès à certaines calanques, gorges ou îles ;

  • une gestion adaptée des parkings (nombre de places limité, navettes, tarification incitative).

La sensibilisation des visiteurs est un pilier incontournable :

  • mise en place d’un balisage clair et d’une signalétique pédagogique ;

  • création d’une charte du visiteur rappelant les bons gestes (restez sur les sentiers, pas de feu, pas de cueillette, respect de la faune…) ;

  • campagnes d’information dans les hébergements, offices de tourisme, réseaux sociaux.

Pour réduire la pression, il est également judicieux de promouvoir des itinéraires alternatifs et de jouer sur la dispersion des flux dans le temps et l’espace :

  • valoriser des secteurs moins connus mais adaptés à l’accueil du public ;

  • encourager des visites tôt le matin, en fin de journée ou hors saison ;

  • orienter certaines pratiques vers des zones plus robustes (VTT, trail, activités nautiques).

Des solutions numériques dédiées aux espaces naturels, comme celles proposées par Natural Solutions, permettent de suivre la fréquentation, de diffuser en temps réel des informations sur la saturation des sites et de proposer automatiquement des alternatives aux visiteurs via des applications mobiles ou des portails web.

Outils numériques de gestion de la surfréquentation touristique et régulation des flux

Les outils numériques jouent un rôle clé dans la gestion de la surfréquentation touristique. Ils permettent de mesurer objectivement la fréquentation, de prévoir les pics et d’orienter les visiteurs vers des lieux moins saturés.

Parmi les principaux outils de gestion des flux, on trouve :

  • Comptage en temps réel : capteurs aux entrées de sites, caméras anonymisées, boucles de comptage, compteurs piétons sur sentiers.

  • Données mobiles : analyse des données de téléphonie et de géolocalisation (anonymisées) pour connaître les origines, parcours et durées de visite.

  • Tableaux de bord : plateformes centralisant les données de fréquentation et permettant un pilotage par les services de la collectivité.

Les plans de régulation des flux s’appuient sur ces données pour :

  • visualiser la fréquentation par heure, jour, saison (cartes de chaleur, graphiques) ;

  • anticiper les pics de fréquentation grâce à des modèles prédictifs ;

  • adapter en temps réel les dispositifs (ouverture/fermeture de parkings, redirection vers d’autres sites, renforcement des navettes).

Les applications mobiles et plateformes d’information en temps réel deviennent des outils précieux pour orienter les visiteurs. Elles peuvent :

  • indiquer le niveau de fréquentation d’un site (faible, moyen, fort) ;

  • proposer des alternatives moins fréquentées à proximité ;

  • diffuser des messages de sensibilisation, des alertes météo ou de sécurité ;

  • offrir des itinéraires personnalisés selon le profil (famille, randonneur, visiteur à mobilité réduite).

Plusieurs villes et parcs français expérimentent déjà ce type de solutions numériques de pilotage des flux, en s’appuyant sur des produits spécialisés comme ceux présentés dans la gamme Produits Natural Solutions. Ces outils permettent d’entrer dans une logique de tourisme piloté par la donnée, plus réactif, transparent et efficace.

Construire un plan de gestion de la surfréquentation pour les collectivités locales

Pour une collectivité locale, la gestion de la surfréquentation ne peut se résumer à des mesures ponctuelles. Elle doit s’inscrire dans un plan structuré et une stratégie de long terme. Ce plan comprend généralement plusieurs étapes clés :

  1. Diagnostic : analyse de la fréquentation (données, comptages, enquêtes), identification des points noirs, impacts sur le logement, l’environnement, la mobilité, la vie locale.

  2. Concertation : ateliers avec les habitants, les acteurs économiques, les gestionnaires de sites, les associations, l’office de tourisme.

  3. Scénarios : élaboration de plusieurs options (régulation modérée, forte, expérimentation) et évaluation de leurs impacts.

  4. Mise en œuvre : déploiement progressif des mesures (régulation des locations, piétonnisation, quotas, outils numériques).

  5. Évaluation : suivi des effets, ajustements, amélioration continue.

La surfréquentation doit être intégrée dans la stratégie globale de tourisme durable, de mobilité et d’urbanisme :

  • documents d’urbanisme (PLU, PLUi),

  • Schémas de Cohérence Territoriale (SCoT),

  • plans de mobilité, plans de circulation, plans vélo,

  • stratégies de tourisme et de marketing territorial.

Pour piloter ce plan, il est indispensable de définir des indicateurs de suivi :

  • fréquentation des sites (nombre de visiteurs, périodes de pointe),

  • satisfaction des habitants et des visiteurs (enquêtes régulières),

  • indicateurs environnementaux (qualité de l’air, déchets, état des sentiers, biodiversité),

  • retombées économiques (dépenses touristiques, emploi, équilibre des secteurs).

La question du financement est centrale. Les collectivités peuvent mobiliser :

  • des fonds européens (FEDER, programmes dédiés au tourisme durable et à l’environnement),

  • des dispositifs de l’État (plans tourisme, relance, biodiversité),

  • des aides de la Région et du Département,

  • des partenariats publics-privés avec des opérateurs touristiques, gestionnaires de sites ou fournisseurs de solutions numériques comme Natural Solutions.

Un plan bien structuré permet ainsi de passer d’une gestion subie à une gestion anticipée et partagée, au service d’un tourisme durable et maîtrisé.

Études de cas et recommandations pour un tourisme durable et maîtrisé

De nombreuses villes françaises et parcs naturels expérimentent déjà des solutions concrètes pour limiter la surfréquentation touristique et préserver la qualité de vie.

Exemples de villes françaises

À Paris, la régulation des bus touristiques, la piétonnisation de certaines berges de Seine et la limitation des locations de courte durée dans les arrondissements centraux illustrent une volonté de mieux encadrer les flux. À Nice, la piétonnisation de l’avenue Jean Médecin, le développement des transports en commun et le renforcement de la signalétique orientent les visiteurs vers d’autres quartiers que le seul Vieux-Nice. À Lyon, le classement UNESCO du centre historique s’accompagne de plans de gestion spécifiques (circulation, stationnement, gestion des groupes). À Bordeaux et Marseille, des réglementations sur les locations saisonnières et des actions sur les mobilités (tramway, zones piétonnes, navettes) permettent de réduire la pression sur les quartiers centraux.

Exemples dans les parcs naturels

Le Parc national des Calanques a mis en place des quotas d’accès et un système de réservation obligatoire pour certaines calanques, associé à une forte campagne de sensibilisation. Le Parc national des Écrins agit sur la répartition des flux par le balisage, l’information et la promotion d’itinéraires alternatifs pour éviter la saturation de certains refuges et vallées. Le Parc naturel régional du Verdon travaille sur la régulation des activités nautiques, la limitation du stationnement sauvage et la promotion de secteurs moins connus que les gorges emblématiques.

Bonnes pratiques à retenir

  • Planification : intégration de la surfréquentation dans les documents de planification (urbanisme, mobilité, tourisme).

  • Régulation des flux : quotas, réservations, zones piétonnes, gestion du stationnement, limitation des bus.

  • Outils numériques : comptage, analyse de données, applications d’information en temps réel.

  • Sensibilisation : charte du visiteur, signalétique pédagogique, campagnes ciblées.

  • Co-construction : implication des habitants et des acteurs locaux dans la définition des mesures.

Check-list opérationnelle pour les collectivités

  • 1. Réaliser un diagnostic de fréquentation (données, enquêtes, cartographie des points de tension).

  • 2. Lancer une concertation locale (habitants, professionnels, associations, gestionnaires de sites).

  • 3. Définir des objectifs clairs : réduction des nuisances, protection du patrimoine, maintien de l’attractivité.

  • 4. Choisir un panier de mesures : régulation, diversification de l’offre, communication, outils numériques.

  • 5. Intégrer ces mesures dans les documents de planification (PLU, SCoT, plan de mobilité, stratégie touristique).

  • 6. Mettre en place des indicateurs de suivi et un système d’évaluation annuel.

  • 7. Identifier les sources de financement et les partenariats possibles (dont solutions numériques spécialisées).

  • 8. Communiquer largement sur la démarche auprès des habitants et des visiteurs.

FAQ sur la gestion de la surfréquentation touristique

Qu’est-ce que la surfréquentation touristique et comment la mesurer ?

La surfréquentation touristique se produit lorsque le nombre de visiteurs dépasse la capacité de charge d’un lieu, c’est-à-dire le seuil à partir duquel apparaissent des impacts négatifs sur l’environnement, la qualité de vie des habitants et l’expérience des visiteurs. Elle se mesure par une combinaison d’indicateurs : nombre de visiteurs (par jour, saison), densité de fréquentation, niveau de saturation des transports et parkings, état des milieux naturels, satisfaction des habitants et des touristes. Les outils de comptage, les données de mobilité et les enquêtes de perception permettent d’obtenir une vision précise.

Comment les villes françaises peuvent-elles gérer la surfréquentation touristique sans nuire à l’attractivité ?

Il ne s’agit pas de « faire fuir » les touristes, mais de répartir et réguler les flux. Les villes peuvent agir sur :

  • la piétonnisation et l’apaisement des centres-villes ;

  • l’encadrement des hébergements touristiques ;

  • la promotion de quartiers et d’activités moins connus ;

  • la communication sur les visites hors saison et hors heures de pointe ;

  • l’utilisation d’outils numériques pour informer et orienter les visiteurs.

En impliquant les habitants et les professionnels, les villes peuvent maintenir leur attractivité tout en protégeant leur patrimoine et leur qualité de vie.

Quels outils numériques utiliser pour la gestion de la surfréquentation touristique ?

Les principaux outils numériques incluent :

  • des systèmes de comptage en temps réel (capteurs, caméras anonymisées, compteurs piétons) ;

  • l’analyse des données mobiles pour comprendre les flux et origines des visiteurs ;

  • des tableaux de bord pour visualiser la fréquentation et piloter les décisions ;

  • des applications mobiles et sites d’information temps réel pour orienter les visiteurs vers des lieux moins fréquentés.

Des solutions intégrées, comme celles proposées dans la gamme Produits Natural Solutions, permettent de combiner collecte de données, analyse et communication au service d’un pilotage efficace des flux.

Comment mettre en place un plan de gestion de la surfréquentation pour une collectivité locale ?

Une collectivité doit suivre plusieurs étapes :

  1. Réaliser un diagnostic complet de la fréquentation et des impacts.

  2. Organiser une concertation avec les parties prenantes.

  3. Définir des objectifs et scénarios d’action (régulation, diversification, communication, outils numériques).

  4. Inscrire ces actions dans les documents de planification (urbanisme, mobilité, tourisme).

  5. Mettre en œuvre progressivement les mesures et les évaluer régulièrement.

Un accompagnement par des experts du tourisme durable et des flux de visiteurs, comme Natural Solutions, facilite cette démarche en apportant méthodologie, outils et retours d’expérience.

Quelles solutions pour limiter l’impact de la surfréquentation dans les parcs naturels ?

Pour les parcs naturels et espaces protégés, plusieurs leviers sont efficaces :

  • définir une capacité de charge pour les sentiers, belvédères, plages et sites sensibles ;

  • mettre en place des quotas, réservations ou régulations d’accès ;

  • aménager les parkings et développer des navettes ;

  • promouvoir des itinéraires alternatifs et des visites hors saison ;

  • renforcer la sensibilisation des visiteurs via une charte, la signalétique et les outils numériques.

L’objectif est de préserver la biodiversité et les paysages tout en maintenant une expérience de visite de qualité.

Conclusion : faire de la gestion de la surfréquentation un levier de tourisme durable

La surfréquentation touristique n’est pas une fatalité. En combinant planification stratégique, régulation des flux, outils numériques, sensibilisation et co-construction avec les habitants, les territoires français peuvent préserver leurs richesses tout en restant accueillants. La clé consiste à passer d’une approche réactive, centrée sur la gestion de crises, à une approche anticipée, fondée sur la connaissance fine des flux et sur des décisions partagées.

Vous souhaitez mieux maîtriser les flux sur votre territoire et construire un plan de gestion de la surfréquentation réellement opérationnel ? Contactez-nous pour définir une stratégie de tourisme durable adaptée à votre ville ou à votre parc naturel avec l’appui d’experts et de solutions numériques dédiées, comme celles proposées par Natural Solutions.

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