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Gestion différenciée des espaces verts (SIG)

Le SIG pour gestion différenciée

Gestion différenciée des espaces (SIG)

La gestion différenciée (parfois appelée gestion raisonnée, harmonique ou durable) s'oppose au principe de gérer tous les espaces verts de la même façon. La gestion différenciée des espaces verts consiste à appliquer un traitement « sur mesure » aux différents espaces verts d'un territoire. Il s'agit de jouer sur l'intensité et la nature des soins apportés à chaque espace vert.

Lancé suite au Grenelle de l’Environnement, ce plan, initialement baptisé ECOPHYTO2018 visait à réduire de 50% l’usage des pesticides au niveau national d’ici à 2018, si possible. Il a fait l’objet d’une réorientation en 2012 et vise désormais à réduire progressivement l’utilisation des pesticides.  Avec le vote du 23 janvier 2014,  l’usage de pesticides dans les espaces verts publics sera interdit à partir de 2020.

Non seulement c'est donc une quasi obligation mais les intérêts sont nombreux pour les collectivités qui appliquent ce mode de gestion : économiques, écologiques, paysagers, et pédagogiques.

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L'outil « Système d'Information Géographique » devient alors incontournable pour mettre en place un plan de gestion différenciée efficacement.

Phase 1 : Inventaire
L’inventaire quantitatif est l’opération préalable à l’application de la gestion différenciée.
Il permet de localiser les différents espaces publics, de connaître la surface à entretenir, les tâches d’entretien, leur fréquence et le matériel utilisé.

Phase 2 : Définition d'une typologie
Cette typologie établie par permet de bien définir le patrimoine vert d’une commune, mais doit s’adapter à chaque cas. Pour en savoir plus sur le plan de de gestion différentié.

Phase 3 : Etablissement d'un planning
Savoir établir un plan de gestion annuel et pluriannuel, définir des fiches actions selon le code (mode d’entretien, travaux ou étude à prévoir…)

Nous pouvons donc vous proposer nos services en développement de logiciels sur mesure, afin de vous aidez à anticiper cette révolution horticole.

Pour en savoir plus sur nos solutions pour les espaces vert .

Outils Informatiques pour la biodiversité

Les données sur la biodiversité sont essentielles à un large éventail d'utilisations scientifiques, éducatives et gouvernementales. Natural Solutions s’attèle à cette tâche difficile depuis maintenant 10 ans. Un formidable travail nous attend dans l'intégration de ces sources dans une approche globale.

Les données de la biodiversité sont générées par des milliers de chercheurs dans le monde. Le résultat est un réseau mondial hétérogène. L'intégration de ces ressources de données est un des objectifs prioritaire d’une nouvelle discipline l’informatique pour la biodiversité ou « biodiversity informatics ».

L'Australie a été un pays leader dans l'informatique pour la biodiversité (« biodiversity informatics » ). Depuis le milieu des années 1970, les herbiers australiens ont été numérisés. Le Réseau d'information des ressources environnementales (ERIN), a été créé dès 1989 pour fournir des informations liées à l'environnement géographique pour la planification et la prise de décision.

Global Biodiversity Information Facility (GBIF) a son origine dans une recommandation d'un groupe de travail du Forum Mégascience de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), bien que le GBIF n’ait actuellement aucun lien direct avec l'OCDE. GBIF a été fondée en Mars 2001 et la participation est ouverte à tout pays intéressés. Son programme de travail met l'accent sur quatre domaines prioritaires: (1) la numérisation des données de collecte, (2) l'accès aux données et à l'interopérabilité des bases de données, (3) Le catalogue électronique de noms d'organismes connus, et (4) le renforcement de la sensibilisation et de la capacité.

Pour intégrer des données provenant de sources réparties en temps réel, les normes et protocoles sont essentiels. Le TDWG travaille sur ces normes depuis 1994. Plus récemment, les réseaux de bases de données distribuées de collections biologiques ont adopté une approche simplifiée. Le Darwin Core qui définit un ensemble plus simple de champs communs à tous les groupes taxonomiques.

Les aires protégées et les ENS disposent d’une quantité impressionnante de données, papier ou informatisées, difficiles à traiter, à partager, à réutiliser en raison d’une organisation généralement confuse.
Les nouveaux outils informatiques permettent d’exploiter pleinement ces données naturalistes. Nombreux et parfois complexes ces outils sont plus ou moins adaptés aux besoins des utilisateurs. La question se pose : lequel choisir ?

Geomatique et biodiversité

Innovation et géomatique

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Les nouvelles idées qui s’appuient sur de l’information géographique ne manquent pas. Comment les transformer en innovations ? Les professionnels livrent leurs recettes. Innover est désormais un impératif absolu ! Mais qu’est-ce qu’une innovation ? Disons que c’est la rencontre entre une idée nouvelle et des usages.

L’information géographique n’échappe pas à la tendance générale, il lui faut innover. Et chacun espère « sortir » l’application disruptive, qui changera la face du marché. En y regardant de près, le secteur a déjà subi une révolution et ne manque pas d’atouts pour nourrir celle qui se profile à l’horizon.

Natural Solutions associe numérique et préservation de l’environnement

Posted on May 11, 2016 and filed under développement, Biodiversité.

Loi Biodiversité et Opendata : quels enjeux ?

La loi pour la biodiversité, désormais votée par le parlement, prévoit -entre autre- un libre accès aux données naturalistes contenues dans les bases de données de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN). Si cette décision est une bonne nouvelle du point de vue de la transparence et de la démocratie d’une part ; de la préservation du patrimoine naturel grâce à sa meilleure connaissance, d’autre part, elle suscite toutefois de nombreuses interrogations sur sa mise en œuvre.

Avec ses 3 millions de données de faune, de flores sauvages et d’habitats naturels, l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) est la plus grosse base de données de ce type au niveau de notre pays. D’autant qu’elle est enrichie chaque jour par plus de 5000 données versées par plusieurs dizaines de contributeurs en France, auxquels s’ajouteront prochainement celles des maîtres d’ouvrage et des collectivités, au titre de la Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Concrètement, chaque citoyen pourra ainsi avoir accès à l’intégralité de ces informations, librement consultables en ligne, ce qui « préfigure une forme « d’Open data pour la biodiversité » » comme le soulignait un article du Monde.

 

Des études d’impacts plus transparentes

Faut-il s’en réjouir ? Incontestablement, puisque cela aboutira à une démocratisation des données concernant la biodiversité des territoires. Une partie d’entre elles, notamment celles « récoltées » par les maîtres d’ouvrages privés ou publics, à l’occasion d’études d’impact avant la construction d’infrastructures n’étaient jusqu’à présent pas accessibles, ces derniers n’étant pas tenus de la rendre public. La loi permettra concrètement de valider ou d’invalider la pertinence des études menées par des structures spécialisées et diminuer le risque qu’elles dissimulent ou minimisent la découverte d’espèces protégées, pour ne pas remettre en cause les travaux.

 

Protéger les données sensibles

Mais cela offrira aussi aux bureaux d’études spécialisés une base de travail existante, ce qui est loin d’être négligeable, en termes de temps et de moyens à mettre en œuvre pour réaliser les études d’impacts. Les collectivités locales bénéficieront enfin d’une base existante pour réaliser les Atlas de la biodiversité des communes (ABC). La loi pourrait, de ce point de vue, donner un coup d’accélérateur à ce projet du ministère de l’Environnement, dont peu de communes et d’intercommunalités se sont emparées, faute de moyens financiers et humains suffisants. La mise à disposition publique des données permettra, enfin, de concevoir ou d’améliorer les outils de saisie ; de cartographie et de relevés biologiques existants, à l’image des produits développés par Natural Solutions.

 

Sauvegarder les espèces protégées

La mise en œuvre de la Loi pour la reconquête de la biodiversité, et en particulier son volet concernant la mise à disposition publique des données, suscite en revanche de nombreuses interrogations. Quid par exemple des données sensibles, concernant par exemple des espèces protégées ou bénéficiant d’un statut de conservation forte ? Trop de transparence aurait incontestablement un effet contreproductif, dans ce cas précis : des garde-fous restent encore à définir.

 

Harmoniser les modes de saisies naturalistes

La question des licences, liées à l’exploitation des futures données récoltées et consultables sur le site de l’INPN, reste également à déterminer. Idem pour la pérennité des entreprises dont le modèle économique est basé sur la récolte des données naturalistes : il devra être éclairci rapidement. Enfin, un dernier point -et pas des moindres- reste à régler : celui de l’interopérabilité des taxinomies et des protocoles de saisie, autrement dit la manière de récolter les datas sur le terrain. Leur harmonisation, entre bureaux d’études et associations naturalistes, devra nécessairement être étudiée pour garantir la fiabilité des futures informations contenues dans les bases de données de l’Inventaire national du patrimoine naturel.

 

Atlas de la biodiversité : des outils pour participer

Atlas de la biodiversite communale

Près de 6 ans après le lancement de l’Atlas de la biodiversité des communes (ABC) en mai 2010, par le ministère de l’Écologie, de l’Énergie et du Développement durable (MEDDE), plus de 300 communes sont désormais concernées.

Hyères est une des communes participantes à l'ABC

Hyères est une des communes participantes à l'ABC

Un atlas pour quoi faire ?

Chaque ABC est élaboré à l’échelle communale ou intercommunale, à partir d’un inventaire précis et cartographié des habitats, de la faune et de la flore et avec l’appui d’une équipe d’experts pluridisciplinaires sur laquelle la collectivité est invité à s'appuyer.

Les objectifs affichés par le ministère sont ambitieux :

  • Sensibiliser et mobiliser les élus, les acteurs socio-économiques et les citoyens à la biodiversité
  • Mieux connaître la biodiversité sur le territoire d’une commune et identifier les enjeux spécifiques qui y sont liés
  • Faciliter la mise en place de politiques communales ou intercommunales qui prennent en compte la biodiversité.

Les moyens d’y parvenir

Pour mettre en œuvre cet ABC,  l’ensemble des acteurs locaux (élus, acteurs socio-économiques, grand public, scolaires, associatifs) sont invités à se mobiliser et se réunir afin de partager les connaissances déjà disponibles sur la biodiversité de la commune et permettre à chacun de se mobiliser. Le ministère de l’Ecologie recommande ainsi « de compléter les connaissances en matière de biodiversité à l’échelle du territoire en inventoriant et cartographiant la biodiversité, en s’appuyant sur les professionnels ou des associations naturalistes » mais aussi de « susciter la participation du grand public à divers programmes de sciences participatives ».

Qui peut participer ?

Toutes les communes ou intercommunalités françaises peuvent s’approprier les outils mis à disposition par le site du ministère, même si pour l’heure leur nombre reste réduit, notamment en région Paca où seulement six villes étaient concernées (Cannes, Vence, Briançon, Hyères et Mazaugues).

Une aide technique au service des territoires

Nous avons développé, au sein de Natural Solutions des outils et des solutions numériques, en Open source, tant pour la cartographie (SIG) que les relevés naturalistes. Autant d’aides précieuses pour les petites communes qui souhaitent s’approprier le projet d’Atlas de la biodiversité mais qui hésitent à le faire par manque de moyens ou de compétences en interne.

Lire aussi : Biodiversité et bâtiment : une alliance contre-nature ?