Biophilie
Entomologiste, spécialiste des fourmis, Professeur à l’Université de Harvard, Edaward. O. Wilson est considéré comme l’un des pères de la notion de « biodiversité ». Faussement modeste, il prétend aujourd'hui n'être pour rien dans le succès de ce terme, qu'il jugeait "trop américain" et "trop clinquant"...
Wilson a reçu de nombreuses récompenses pour ses travaux, dont deux fois le Prix Pulitzer. Il est élu membre étranger de la Royal Society en 1990.
"Je définirais la biophilie comme la tendance innée à se concentrer sur la vie et les processus biologiques. Depuis notre prime enfance, nous nous préoccupons avec bonheur de nous-mêmes et des autres organismes. Nous apprenons à faire le départ entre le vivant et l inanimé et nous nous dirigeons vers le premier comme des phalènes vers une lampe. Nous apprécions en particulier la nouveauté et la variété. Tout cela se conçoit d emblée, mais il y a encore beaucoup à en dire. J entends démontrer qu explorer la vie, s affilier à elle, constitue un processus profond et complexe du développement mental. Dans une mesure encore sous-évaluée par la philosophie et la religion, notre existence repose sur cette inclination."
Et si la gestion différenciée ne concernait pas seulement les espaces verts, mais aussi les données ? Une réflexion sur l’accumulation numérique, la sobriété informationnelle et les outils de pilotage du patrimoine végétal.
La crise de la biodiversité n’est pas seulement écologique. Elle est aussi cognitive. Multiplication des données, complexité des interactions écologiques, exigences réglementaires croissantes : les acteurs de la biodiversité font face à une surcharge mentale structurelle. Le délestage cognitif, appuyé par des outils numériques et l’intelligence artificielle, apparaît comme un levier clé pour restaurer la capacité de compréhension, d’analyse et de décision. À condition de ne pas confondre automatisation et appauvrissement du jugement.