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Le BIM et la Biodiversité (suite)

Quels pourraient être les apports du BIM pour la biodiversité ?

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Le terme BIM vient de l'anglais Building Information Modeling qui se traduit par Modélisation des Informations du Bâtiment. Le terme bâtiment ici est générique et englobe également les infrastructures. Ce n’est donc pas vraiment un outil de gestion de la nature. Il est toutefois intéressant d’imaginer, dans un contexte de bâtiment durable et de projets à biodiversité positive, un BIM ou les questions environnementales seraient prises en compte.

Un Bim encore adolescent

Le Niveau BIM 1 est le niveau auquel se situent généralement les organisations. Elles utilisent la CAO 3D pour la partie conception et la CAO 2D pour la communication sur les projets.

Le Niveau BIM 2 est un peu plus avancé. Toutes les parties prenantes du projet utilisent leurs propres modèles CAO 3D, mais ne travaillent pas sur un modèle unique partagé.  La collaboration dépend de la façon dont l’information est échangée entre les différentes parties.

Le Niveau BIM 3 peut être défini comme une pleine collaboration entre toutes les parties prenantes et disciplines au travers d’un modèle de projet unique et partagé.

Les BIM dans leur grande maturité sont encore trop rares, mais dans une logique prospective nous nous intéresserons ici à ce qui pourrait arrivé dans les prochaine années.

Bâtiment à biodiversité positive

Concrètement pour promouvoir la biodiversité dans un projet il existe beaucoup d’outils :

Les données de biodiversité peuvent être issues d’études de suivi ou de modélisation suite à la mise en place de ces dispositifs ou avant ou pendant les phases préalables. Les maquettes BIM sont très largement utilisées pour la conception et la visualisation, mais elles sont encore peu employées en phase d'exploitation pour améliorer la gestion et la maintenance.

Un processus complet

Bim et Biodiv.png

1.Produit des objets

Les objets de d’audit et les propositions de compensation sont crées dans un librairie d’objets


2.Héberge des objets

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Ces objets ont un impact sur la biodiversité. ils sont hébergés chez un ou plusieurs hébergeurs (eg: BimObject, polentis)

3.Utilise des objets

Les architectes et Bureau d’études choisissent les objets selon leurs critères d’impacts sur la biodiversité en positif ou négatif

4.Assure la concertation

La maquettes est utilisée en concertation avec les parties prenantes (eg Immersite)

5.Réalise le projet

L’entrepreneur réalise le projet en accord avec les recommandation listés dans le BIM

6.Réceptionne le projet

Le BIM manager réceptionne le projet et prend en compte les contraintes liées à la biodiversité

7.Assure la maintenance et le suivi du projet

Le Bureau d’étude réceptionne le projet et assure le suivi des dispositifs mis en place

8.Intègre le projet dans un BIM Global ( ou de quartier)

Le BIM manager du client prend, réceptionne la maquette et des enjeux de biodiversité du projet

Posted on April 3, 2019 and filed under Biomimétisme.

Biodiversité et bâtiment : une alliance contre-nature ?

Associer le secteur du BTP et la défense de la biodiversité tient a priori du mariage de la carpe et du lapin. Les constructeurs commencent pourtant à intégrer –timidement- ce paramètre dans leurs programmes immobiliers.

Hier totalement incongrue, l’idée d’intégrer la notion de biodiversité dans la construction de bâtiments commence à faire son chemin, au sein des professionnels du BTP. Jusqu’alors, les géants du secteur étaient d’avantage concentrés sur les performances énergétiques des futurs immeubles de bureaux ou d’habitations, règlementations gouvernementales et coûts de l’énergie oblige. La RT 2012 et la récente RT2020 imposent en effet des normes strictes en matière d’isolation, notamment thermique, l’objectif étant de parvenir à terme d’édifier à terme des bâtiments capables de produire plus d’énergies qu’ils n’en consomment.

Bouygues et la LPO réunis

Les choses évoluent pourtant –il était temps- : plusieurs acteurs du bâtiment se sont d’ores et déjà emparés du sujet. Bouygues Construction fait ainsi partie des membres fondateurs du CIBI (Le Conseil International Biodiversité et Immobilier) aux côtés de Bolloré Logistics, Les Jardins de Gally, le groupe Caisse des Dépôts, Gecina, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et Elan. Créateur du label BiodiverCity, le CIBI s’est fixé pour objectif, avec ce dernier, « d'évaluer et de promouvoir les opérations immobilières qui prennent en compte et valorisent la biodiversité dans les îlots bâtis ».

Des critères de mesures de la biodiversité

Créé dès 2009 par NOVACERT, le label Effinature ambitionne, quant à lui, de « compléter les critères de qualité environnementale du BTP avec la prise en compte de la biodiversité dans la conception, la réalisation et l'exploitation de programmes d'aménagement et de construction. » ORÉE et HQE, deux associations spécialisées pour l’une dans la mise en œuvre de bonnes pratiques environnementales et pour la seconde à l’origine de la démarche Haute qualité environnementale, proposent pour leur part aux professionnels de mesurer les performances de leurs constructions, dans le domaine de la biodiversité.

Des murs végétalisés qui servent d’abris

Ces derniers disposent déjà d’outils pour recréer en partie la biodiversité disparue, lors de la construction d’un bâtiment. Cela passe par exemple :

- par l’utilisation de l’immeuble comme support physique pour des murs végétalisés, ces derniers servant ensuite de refuge à d'autres espèces associées ;

- l’intégration de structures-nichoirs de mangeoire connectées et/ou le développement de micro-habitats, éventuellement dégradables (brique de bois amovibles pour les invertébrés xylophages) ;

- la réalisation d'autres mesures compensatoires dans le jardin, s'il existe, et sur les éléments construits annexes (murs, clôtures, mobiliser urbain, poteaux, accès, etc.)

Une appréhension globale de la biodiversité urbaine

L’intégration de la biodiversité dans les constructions neuves fait, par ailleurs, écho aux travaux de recherches et de recensement menés par le Museum national d’histoire naturelle (MNHN) autour des plantes sauvages en milieu urbain, réalisés dans le cadre d’un projet de sciences participatives, et pour lequel Natural Solutions a conçu une application dédiée : Sauvages de ma rue.